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Garantir l'accès de tous à l'eau et à l'assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau | |
| 6.3 D'ici à 2030, améliorer la qualité de l'eau en réduisant la pollution, en éliminant l'immersion de déchets et en réduisant au minimum les émissions de produits chimiques et de matières dangereuses, en diminuant de moitié la proportion d'eaux usées non traitées et en augmentant nettement à l'échelle mondiale le recyclage et la réutilisation sans danger de l'eau | ||
Source(s) : AQUAPHYC / Calculs : SPW ARNE
Évaluation : Progrès modéré vers l'objectif
Objectif wallon chiffré associé pour 2030 :
atteindre 100% des eaux de surfaces avec une concentration en nitrate de max 25 mg par litre
- Indicateur
- Description
L’indicateur mesure les concentrations de nitrate dans les cours d’eau, dont l’apport excessif, tout comme l’azote ammoniacal, l’azote présent dans les composés organiques et le phosphore, contribue à l’eutrophisation des eaux douces et marines et perturbe les écosystèmes aquatiques et les services qu’ils rendent (pêche, baignade, etc.). Il existe cinq classes de concentration en nitrate (en mg de nitrate par litre d’eau).
Plus spécifiquement, l’indicateur mesure la part des sites de contrôle en eau de surface dont les classes de qualité, pour le nitrate, sont bonnes à très bonnes.
Les données sont relatives à 42 sites de contrôle pour lesquels les données sont actualisées annuellement (dernière année disponible : 2024). Les calculs sont effectués par le SPW Agriculture, Ressources naturelles et Environnement, dans le cadre des indicateurs de suivi de l’état de l’environnement wallon.
L’eutrophisation est causée par un apport excessif de nutriments (phosphore, azote) dans les écosystèmes aquatiques, entraînant une prolifération d’algue et un appauvrissement en oxygène, critique pour certains organismes aquatiques. Voir aussi indicateur «eutrophisation des cours d’eau» de l’ODD 14.
Texte rédigé sur base de la fiche « Teneurs en matières azotées dans les cours d’eau » sur le site de l’État de l’environnement wallon.
La troisième stratégie wallonne de développement durable élargit l’objectif de bon état des masses d’eau à atteindre en 2027 lié à la Directive cadre-eau (2000/60/CE), traduite dans les Plans de gestion des districts hydrographiques (PGDH III):
D’ici à 2030, 100% des cours d’eau de surface doivent avoir une concentration en nitrate de maximum 25 mg par litre d’eau, c’est-à-dire que 100% des sites de contrôle doivent se situer dans les classes « bon » (entre 5 et 25 mg/l) ou « très bon » (moins de 5 mg/l).
Le nitrate provient principalement de pollutions agricoles diffuses générées par l’emploi en excès d’engrais azotés minéraux ou organiques et, secondairement, des rejets d’eaux usées urbaines et industrielles.
Au vu des normes fixées pour le nitrate, 71% de l’ensemble des sites de contrôle (75 sites) présentaient sur la période 2019 - 2024 une eau de qualité bonne à très bonne, 28% une eau de qualité moyenne et 1% une eau de qualité médiocre à mauvaise. Pour les sites du bassin de l’Escaut, plus impactés, ces proportions étaient respectivement de 50%, 45% et 5%, tandis que pour ceux des bassins de la Meuse, du Rhin et de la Seine, elles étaient de 78%, 22% et 0%.
En ne considérant que les sites pour lesquels une donnée est disponible chaque année, 81% des sites présentaient une eau de qualité bonne à très bonne en 2024. Il s’agit du meilleur taux obtenu sur l’ensemble de la période observée (2000-2024). Cette amélioration graduelle sur l’ensemble de la Wallonie indique pour la période observée (2000 - 2024) un progrès modéré par rapport à l’objectif de 100%.
Cela s’explique par une diminution du recours aux engrais azotés, une réduction des flux d’azote des sols agricoles vers les cours d’eau (entre les périodes 1991-1995 et 2011-2015, avant de repartir à la hausse sur la période 2016-2020) suite à une meilleure gestion des fertilisants azotés imposée par le Programme de gestion durable de l’azote en agriculture, l’augmentation de la charge traitée par les stations d’épuration et la diminution des rejets azotés d’origine industrielle.























